Tous les cactus peuvent fleurir un jour

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« Aaaaah l’amour !? J’en avais entendu parler, je voulais le vivre moi aussi, y goûter un p’tit peu… Mais qu’est ce que tu veux ? Ce n’est peut être pas fait pour tout le monde après tout ! Réservé aux « mièvres », aux « délicats » aux « privilégiés »… Moi je n’avais rien demandé et pourtant, la vie violente et malveillante s’est chargée de mon cas. M’emportant dans son souffle de terreur, réduisant mon coeur en miettes et piétinant mon âme jusqu’à la rendre sourde aux besoins primaires de mon existence. Il a pourtant fallu survivre, avancer au milieu des autres, alors, sans que je ne le veuille vraiment, des épines m’ont poussé. Grandes, longues, acérées, se dressant vers le ciel, interdisant quiconque d’avoir un contact avec mon être véritable. Au départ c’était bon, je me sentais en sécurité dans ma cabane de fortune … Enfin ! Je pouvais m’éviter de bien nombreuses blessures … mais, lorsque je les voyais rire, s’enlacer, se toucher, s’accompagner, se relever … s’aimer, j’étais enfermé dans ma propre prison mobile ! Non seulement elle formait un véritable rempart aux autres, mais elle m’empêchait de voir le monde dans sa réalité ; tous ces barreaux dans mon champs de vision devenaient la décoration première de tout ce que je regardais … Mais ce n’était pas tout … j’étais devenu, alors que je les aime, la première arme tranchante pour ceux qui m’approchaient de trop près, mes épines leurs transperçaient le coeur et même si leur amour pour moi était sincère, ils n’avaient plus le choix que de m’aimer à distance, les laissant toujours là, au seuil de mon intimité. J’étais perdu, seul et blessé. Et puis j’ai supplié, j’ai crié vers le ciel, j’ai voulu savoir LA vérité, pourquoi j’en étais là, qu’est ce que je pouvais faire, j’étais incapable de ne plus être en colère, ma propre justice en défiait l’univers ! Mais alors que j’aurais tout donné pour être en liberté, de moi même et des autres… c’est arrivé ! Invisible (au départ) fou mais tellement réel. J’allais tombé, m’empalant moi même sur mes propres épines. Mais dans ma chute, je n’est pas touché terre, il était là, tout contre moi, au cœur de mes épines, si près que je les apercevais floues juste derrière son visage. Il m’a serré fort, si fort, que je sentais son cœur battre et le mien prendre vie. Je lui ai dis : 

_« Qui es tu ? Ne reste pas là, tu vas avoir si mal .» Personne n’avait jamais pu étreindre ainsi mon âme et me voir moi vraiment ! Il m’a dit :

_ »Je suis la vérité, j’ai toujours été là, tu ne voulais pas vraiment de moi, mais aujourd’hui tu m’as laissé te rejoindre alors je suis là, j’ai attendu ce moment chaque seconde de ta vie. Je n’aurais jamais mal dans ta forêt d’épines, car je les ai vaincu une par une, juste parce que je t’aime TOI  » .

_« Je suis tellement désolé, d’être ce que je suis devenu, mais j’ai eu tellement mal, j’attendais de ne plus être en colère pour venir te voir, te questionner, te demander des comptes, mais j’imaginais tes réponses et je n’en voulais pas.. »

_« Je ne te demande pas de ne plus être en colère, tu en es incapable, mais si tu voulais juste avoir envie de ne plus l’être, alors avec ton OUI, je ferai des miracles ! Et pourrais changer en or ce que tous appellent pierre. Et ton cœur guérira pour fleurir ici bas ! »
Faby

Détails - Prix

Format : 0 x 0 cm

Technique mixte

Prix : 0 €

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